Accueil > La création du Nunavut > Regards inuit sur le pays canadien > Conversation avec Zebedee Nungak, le « cartographe » du Nunavik

Parc national d'assuituq. Environs de Broughton Isalnd.

Caribous dans la vallée de la rivière Koroc, dans les Monts Torngat.

Conversation avec Zebedee Nungak, le « cartographe » du Nunavik

Citation :
John Amagoalik

Nous nous butions à la perception du grand public, à savoir, les Inuits vivent dans des iglous, se déplacent en traîneau à chiens et ne participent tout simplement pas à la vie politique du pays. En fait, nous tentions uniquement de convaincre certains gouvernements qui avaient des responsabilités directes envers les Inuits de négocier et de régler les revendications territoriales et d’autres droits. Au cours du processus constitutionnel, nous avons dû rompre l’image superficielle que le pays avait de nous. Il fallait que les gens s’aperçoivent que nous habitions le tiers de la superficie totale du Canada. Notre population compte peut-être peu d’habitants, mais nous sommes extrêmement importants pour que le pays atteigne sa pleine gouvernance, si je peux dire. Nous nous attendions à pouvoir nous exprimer davantage sur la façon dont nous sommes gouvernés. Nous n’avons pas signé d’entente écrite sur le plan constitutionnel, mais je crois que nous avons atteint notre objectif de sensibilisation des gouvernements, de leurs ministres, de leurs représentants et de leurs décideurs. Nous avons également réussi à informer les Canadiens en général à notre sujet, sur nos demandes et sur la place que nous croyions que nous devrions occuper dans la structure politique du pays.
Présentation :
Dans le chapitre onze, John s’entretient avec Zebedee Nungak. Ils parlent notamment des discussions sur les questions constitutionnelles et de la reconnaissance constitutionnelle des droits ancestraux au Canada. Ils abordent ensuite une série de sujets dont la question du Québec, qui constituait la priorité du gouvernement fédéral dans le cadre du processus de négociations constitutionnelles, du déménagement des exilés de l’Extrême-Arctique, de la Convention de la Baie James et des accords sur les revendications territoriales des Inuit dans l’Arctique ainsi que de la préservation de la langue et de la culture dans les communautés inuit. Zebedee Nungak revient sur les événements qui lui ont valu le surnom de « l’homme à la carte du Nunavik ». En outre, John parle du moment où les gens du sud du Canada ont commencé à s’intéresser au Nord, et Zebedee évoque le Livre blanc de Jean Chrétien. Il mentionne l’importance du mouvement coopératif dans la réalisation des objectifs et des aspirations des Inuit. Le chapitre se termine par les réflexions de Zebedee sur la création du Nunavut et sur le gouvernement du nouveau territoire.