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Photo Infirmière

Le gazoduc de la vallée du Mackenzie

Présentation :
Comme l’on considérait qu’Abe était versé dans les différents dialectes de l’inuktitut, on lui a demandé de préparer des rapports au sujet des différents événements qui ont entouré la construction du gazoduc. En tant que journaliste, il devait également trouver les moyens d’expliquer l’échelle et l’étendue de ce projet à la population autochtone. Pour expliquer le concept de « trillions de pieds cubes » de gaz, par exemple, il a dit « quand vous pensez à des trillions, imaginez six grues du Canada et peut-être six caribous, et essayez de compter toutes les plumes et tous les poils sur leur corps, si vous avez le temps! Vous ne serez jamais capable de vous approcher du nombre. Un trillion est trop énorme! »

Pour expliquer la taille de Toronto, qui avait une population à cette époque de 2.5 millions, Abe l’a comparé à cette région « qui part d’Aklavik, continue vers le Sud jusqu’à l’île Nelson, traverse le Mackenzie et remonte jusqu’à Inuvik. » Il a décrit les gens qui utilisaient le système de métro, les rapprochant des phoques du Groenland qui plongent sous l’eau pour remonter à la surface un peu plus loin. Il était difficile pour la population du Nord de concevoir les bâtiments et le nombre de personnes qui vivaient dans la ville.

Abe a senti qu’il était important de rendre compte de l’argent impliqué dans le projet du gazoduc. Les ornithologues et les autres experts de la faune et de la flore ont été consultés au sujet de l’impact de la construction sur les habitats. Des audiences officielles ont été tenues, et une commission a longuement voyagé à travers le Nord pour visiter les communautés et consulter leurs habitants. Les groupes autochtones se sont opposés au projet, et n’ont eu aucune des revendications sur leur territoire réglée avant 1979.