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Photo Resolute Bay 1968 couleur

Les années 1980 : débat national sur les droits ancestraux

Citation :
John Amagoalik

C’est Zebedee Nungak qui a expliqué le mieux ce que nous cherchions. À un journaliste qui lui avait demandé : « Pourquoi les Inuits souhaitent-ils la modification de la Constitution ? », il a répondu : « Nous voulons causer des dommages constructifs au statu quo. » Cette réponse décrit en quelques mots ce que nous souhaitions. Nous constations que la société canadienne n’était pas équitable. Il y avait de l’injustice au pays. Les peuples autochtones étaient opprimés à de nombreux égards. Pour nous, le rapatriement de la Constitution constituait une occasion d’être reconnus à titre de partenaires dans la Confédération en tant que peuples fondateurs. Voilà l’explication la plus concise de nos motivations.
Présentation :
Dans le chapitre sept, John nous parle d’abord du déménagement de sa famille à Ottawa et de son intention de retourner au Nunavut dès la ratification de l’entente de revendications territoriales. Il souligne l’importance pour les Inuit de prendre part à la vie politique et les dangers que représente le fait de laisser les autres s’occuper des questions qui les touchent. John revient sur les rondes de négociations constitutionnelles, au début des années 1980, sur la volonté du premier ministre Trudeau de rapatrier la Constitution, et sur la participation de l’Inuit Tapirisat du Canada (ITC) au débat, dans le but d’assurer la reconnaissance des Autochtones en tant que peuple fondateur du Canada.

À cet égard, il mentionne l’importance, pour tous les peuples autochtones, de coordonner leurs efforts. Il présente les premiers ministres qui soutenaient les revendications des Autochtones ainsi que la position du Québec. Il se rappelle l’inquiétude des gouvernements provinciaux à propos du principe de l’autonomie gouvernementale. Il explique les faibles différences entre les interlocuteurs fédéraux libéraux et conservateurs. De même, il expose les différences entre la vision des Inuit et celle des Premières Nations à l’égard du mode de gouvernance.

Puis, John nous parle des négociations de l’Accord du lac Meech, qui reconnaissait le Québec comme société distincte, mais qui ne mentionnait pas les peuples autochtones. Il était alors président de l’ITC. Il évoque les réactions des Autochtones. Enfin, il nous parle de la télévision et de la radio dans le Nord ainsi que de leur impact sur les communautés inuit.