Accueil > Une incursion dans la tradition orale inuit > Introduction > Pauloosie Angmarlik

Photo Kuptana couleur

Photo Bear skin couleur

Photo Mangeant du caribou cru, Arviat 1937

Pauloosie Angmarlik

Citation :
Pauloosie Angmarlik
On allait à Pangniqtuuq en traîneau à chiens si la piste était en bon état. Mais si la piste n’était pas praticable, alors ce n’était pas possible de s’y rendre. Ce n’est pas tout le monde qui y allait, mais quand la piste était en bon état, les gens qui vivaient dans les camps éloignés allaient à Pangniqtuuq de temps à autre. Plusieurs s’y rassemblaient. Seulement à l’occasion, je pense, pas tout le temps. Quelques fois on y allait pour faire de la traite par la même occasion, parce que Pangniqtuuq était le seul endroit où on pouvait pratiquer la traite. Peu après, il y a eu des qallunaat à Pangniqtuuq. La personne dont je porte le nom, Ammaalik, avait son propre magasin quand on habitait dans notre campement. Il entreposait des marchandises pour les vendre. Il l’a fait pendant plusieurs années jusqu’à ce que le gouvernement lui dise de s’arrêter. Ils ont dit qu’ils ne voulaient pas qu’un Inuk tienne un magasin.
(Page 125)
Présentation :
Pauloosie Angmarlik
Né dans la région de Pangnirtung, à Qikiqtan, le 1er octobre 1911, Pauloosie s’est marié trois fois. À Qikiqtan, les femmes faisaient la chasse au phoque. Alors que les maris étaient à la chasse, elles s’installaient près des trous de respiration pour harponner les phoques. C’est en chassant avec les femmes qu’il attrapa son premier phoque. « […] Grâce à ma mère, j’ai attrapé mon premier phoque. En le harponnant alors que j’étais avec elles, quand elles chassaient le phoque près des trous de respiration. » (P.112).

Pauloosie a étudié avec un qallunaaq pour devenir pasteur en 1963. Après quoi, il fut envoyé à Qikiqtarjuq comme pasteur pendant 24 ans. Les étudiants en ont donc profité pour l’interroger sur le sacré-religieux, les fêtes, et les enterrements, mais aussi sur les attelages de chiens, et leur entraînement.