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Fonte de la banquise dans les environs de Broughton Isalnd.

Caribous dans la vallée de la rivière Koroc, dans les Monts Torngat.

Que faire à partir de maintenant ?

Citation :
John Amagoalik

Pendant très, très longtemps, le Canada a été décrit comme une nation fondée par deux peuples, les Anglais et les Français. Par la suite, les peuples autochtones du pays ont commencé à faire plus de bruit qu’auparavant. Ils ont commencé à obtenir une reconnaissance officielle. Puis les Inuits ont suivi et ont créé un nouveau territoire. La création du Nunavut, d’une certaine façon, a donné un visage autochtone au Canada ; les gens ne disent plus qu’il s’agit d’un pays fondé par deux nations. La plupart des gens acceptent maintenant que l’histoire canadienne est un partenariat tripartite entre les Anglais, les Français et les peuples autochtones. En ce sens, la création du Nunavut a donné un visage plus précis du Canada à l’échelle internationale. Elle a également permis de changer le nombre de personnes assises à la table nationale. Maintenant, le premier ministre tient assez fréquemment des conférences des premiers ministres pour traiter d’importants enjeux, peut-être une ou deux fois par année. Et il n’y a plus seulement 11 chaises, il y en a 14, et c’est le Nunavut qui occupe la quatorzième. Lorsque les dirigeants du pays, soit les premiers ministres fédéral et provinciaux, se rencontrent pour discuter de questions importantes, le Nunavut est présent. Cette présence rappelle à tout le pays notre existence !
Présentation :
Dans le chapitre treize, John parle de la façon dont la création du Nunavut a changé l’image du Canada sur la scène internationale. Il décrit comment les représentations d’un Canada issu deux peuples fondateurs ont changé graduellement pour finalement inclure les peuples autochtones. Il revient sur les principaux objectifs que visait la création du Nunavut, notamment sur le fonctionnement du gouvernement territorial en inuktitut, la langue de la majorité, et de ce qu’il faudra faire pour y arriver. Il mentionne en outre l’importance de l’anglais au sein du gouvernement et dans les médias du Nunavut, et souligne la faible représentation des Inuit au sein de la main-d’œuvre nunavutoise.

Il nous parle de la place de l’inuktitut et des difficultés de l’enseignement dans cette langue, qui découlent en partie de la stratégie d’assimilation qui a eu cours pendant de très nombreuses années, et de la pénurie d’enseignants. Il nous décrit le scénario idéal et le pire relativement à l’avenir du Nunavut, et mentionne l’importance de créer des collectivités durables. En outre, il se réjouit d’observer la hausse constante du taux d’obtention de diplôme et de constater que certains problèmes, tels que l’alcoolisme, se résorbent. Il parle également du rôle que les dirigeants auront à jouer dans la consolidation de l’avenir du Nunavut, et nous cite des exemples de certaines communautés qui se démarquent. Il parle de l’importance que doivent conserver la chasse et la pêche au Nunavut ainsi que de l’incertitude à cet égard, en raison notamment du réchauffement climatique et du coût de l’équipement. Enfin, il conclut sur l’éventuel statut de province du Nunavut.