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Photo Frobisher Bay lavage 1955

La rivière Noatak jusqu’au delta du Mackenzie

Présentation :
Les ancêtres d’Abe sont arrivés au Canada de l’Alaska, encore un territoire russe à cette époque. Ils vivaient dans des cabanes en bois recouvertes de terre, et ils survivaient grâce au caribou, au mouflon et au poisson.

Vers la fin du siècle, des baleiniers sont arrivés du détroit de Béring, et ont apporté avec eux des maladies telles que la varicelle, la rougeole, la grippe et la pneumonie. Les populations autochtones du Nord n’avaient aucun moyen de combattre ces maladies et des familles entières ont été complètement décimées.

Abe se rappelle plusieurs histoires qu’il a entendues étant enfant ; histoires des esprits de l’air, l’aigle et le huard ; histoires des esprits de la terre, la belette, le loup et le ptarmigan ; histoires des esprits de la mer, les baleines, les phoques et Sedna.

Les aînés croyaient qu’ils pouvaient communiquer avec le monde surnaturel, et qu’en psalmodiant ou en jouant des instruments de musique ils pouvaient parler aux animaux et les comprendre.

Abe se rappelle les histoires sur les inugarulliit, un peuple de personnes petites mais incroyablement fortes; et l’histoire du chaman qui s’est transformé en caribou, pour mener le caribou vers une région où il y avait une pénurie d’animaux.

Les jeux comme le saut de couverture, où des enfants rebondissaient sur une couverture légèrement étirée, étaient à l’origine effectués par nécessité : dans l’absence d’outils comme les jumelles, on faisait rebondir un membre de la communauté (avec une très bonne vue!) aussi haut que possible pour qu’il voit le plus loin possible.

Même le nom “Tuktoyaktuk” tire son origine d’une légende. La mère d’Abe possédait un savoir sur la nature et ses cycles qui ne venait ni des livres ni de l’école.